11 avril 2010
Dans le ventre de maman

Voici les paroles d'une petite chanson que je trouve superbe, mais je ne me souviens plus de l'auteur :
"Je
suis resté un certain temps dans le ventre de maman,
Au début
j'étais minuscule et j'ai grandi dans ma bulle.
Et
je nageais dans l'océan, dans le ventre de maman,
Ma planète
était toute en soie, le monde était tout à moi.
En
grandissant, en grandissant, dans le ventre de maman,
C'était
devenu trop étroit, j'ai pris la sortie tout droit.
J'avançais
la tête en avant, dans le ventre de maman,
Il y avait un long
couloir, je voyageais dans le noir.
Dehors,
il y avait du vent, dehors du ventre de maman.
Il faisait froid,
il faisait clair. Moi, j'arrivais sur la terre.
On
m'a posé tout doucement sur le ventre de maman,
Alors j'ai poussé
un grand cri et j'ai commencé ma vie.
Et j'ai commencé ma vie."
Magnifique, non?
07 avril 2010
Ce papillon d’azur

Ce papillon d’azur qui sur la fleur se pose,
C’est un grand livre ouvert sur l’univers entier
Tu voudrais bien y lire, mais à peine tu oses
Faire un seul mouvement, le livre est refermé.
Je suis fana de papillon, je les adore, vous pouvez
les voir voltiger sur la plupart de mes blog...
Auteur: Ricardo
05 avril 2010
Quelque part dans ma tête ...

Quelque part dans ma tête
Il est parfois des heures sombres dans le cœur d'une adolescente, jeune fille en bouton sur la branche du printemps, je voudrais être ailleurs, déjà plus loin, quitter le jardin morose de ma vie. Grandir n'est pas chose facile, la métamorphose de la chenille en papillon demande du temps, de la patience, de ma chrysalide un matin je sortirai femme épanouie. Dieu qu'il me tarde ! Je vois que les miens, ceux de mon sang, demeurent indifférents à mon mal-être, alors je m'enferme dans ma tête aux rêves pastels peuplés de ces papillons légers au vent de la liberté, voltigeant où leur envie les mène si près du soleil... Et pourtant ils ne s'y brûlent point les ailes ! L'âge aidant la sagesse est une clé que l'on forge au gré de ses expériences aux dires des sages, pour l'instant je suis encore une ingénue, une nymphette. Je sèche ma larme, remets du ciel bleu dans mon regard triste, le printemps se doit d'être si belle saison, je la pleurerai demain devant mon miroir m'a dit le papillon qui meurt à la fin de l'été...
Voici une petite histoire racontée par la poète Jill Bill.
C'est un beau cadeau qu'elle nous fait a
nouveau. je la remercie en votre nom et si le temps vous le permet
laissez lui un petit mot, elle apprécieras surement...

Livre d'or
29 mars 2010
Le peintre sans crayon

Le
peintre sans crayon s’invente des voyages
Il se crée
quelquefois d’étranges paysages
Sur le blanc du plafond il a
refait un monde
Qui s’estompe déjà quand filent les
secondes.
Il dévoile des traits sous des lignes de
mots
Peignant un univers qu’il façonne sans trêve
Il y met
des couleurs et se fabrique un rêve
Qu’il dépose d’un coup
sur le blanc d’un tableau.
Un vieux rouge glissé sur un
marron foncé
Fait revenir le vert de sa vieille espérance
A
côté de son bleu, le jaune dit ocré
Reflète sur de l’eau,
s’impose avec aisance.
Les marques du fusain sont des ombres
posées
Sous l’alphabet désert du poète sans muse
Avant de
resurgir sur le bord d’une idée
Quand la rime à l’instant
trouve un jeu qui l’amuse.
Le peintre sans crayon s’invente
des couleurs
Des nuances à lui, ce monde imaginaire
Qui lui
suffit un temps, qui ne fait que lui plaire
Car les mots sont pour
lui, l’image de son cœur.
JC Blondel
Le jardin de mon coeur

Le jardin de mon cœur
Il a la beauté simple et tendre
De l'enfance de la vie
Il est là à m'attendre
De feuille en fruit
Du printemps à l'automne
Avec ses parfums versés
Sur mon cœur qui s'en étonne
Comme au jour premier...
Derrière ses grilles vêtues
D'une robe en lierre
Un petit sentier moussu
Chemine jusqu'au banc de pierre,
Mains dans le dos
Sur la pointe des pieds
J'aime venir oublier dans cet îlot
La ville et ses maux liés,
Ici tout est plaisir des sens
Voir et entendre la nature
Sentir toutes ses essences
Tutoyer d'un murmure
La feuille, la fleur, le fruit
S'offrant au soleil joyeux
Sur la branche jolie
Et caresser du regard un papillon bleu...
Auteur : Jill Bill
J'avais choisit un texte de la poète Jill Bill et a ma grande surprise elle est venu nous remercier d'avoir choisit un de ses textes pour approvisionner notre blog. Elle a accepter de collaborer a l'occasion en nous écrivant des p'tit poèmes. Le très beau texte que vous venez de lire est un autre cadeau qu'elle nous a fais. Voici maintenant une brève description de cette auteur...
Bon et bien pas évident de se
présenter soit même mais allons y maintenant, quinquagénaire, je
suis mariée depuis 36 ans avec Freddy, j'ai trois grands enfants,
Gregory marié à Natacha, attendent une première fille dans
quelques jours, événement en vue pour fin de ce mois, Vincent
célibataire, Bénédicte mariée à Elie, quatre enfants, je reste
au foyer et passe mon temps libre à l'écriture, la poésie
principalement, ma passion dévorante sous l'œil de ma chatte angora
de 14 ans qui est mon bébé d'amour, je vis en Belgique au
nord-ouest dans une ville de plus ou moins 20.000 habitants du nom de
Comines-Warneton, nous y avons acheté notre maison avec un
jardin minéral aménagé avec déco animale en résine, fleurs,
balancelle, bbg, salon en pierre, petit bassin à koïs, bref
pratique plus de tonte, juste la coupe de la haie de conifère, l'été
se passe-là, nous sommes casaniers en vieillissant, la grande
aventure nous la laissons aux enfants dont deux ont déjà visité
votre grand pays, nous la Mer du Nord et les Ardennes suffisent à
notre bonheur, la France parfois, les pars d'attractions avec les
petits-enfants j'adore, je retrouve mes quinze ans en leur compagnie
sur les manèges, sinon j'aime le chocolat, les beignets au sucre,
les frites, les framboises, le parfum du muguet, les orchidées,
Barry With, M. Jackson, M.Mathieu, G. Brassens, les films d'horreur,
les documentaires, les réunions de famille où la rigolade est de
mise, ma capitale Bruxelles, le shopping j'en suis friande, je
collectionne la BD plus que tout autre livre car le dessin associé à
l'écriture me plait énormément, sinon j'achète de l'Amélie
Nothomb et fais dédicacer ses romans modernes que j'affectionne dans
le style, quoi d'autre, je suis plutôt grande, plutôt blonde,
plutôt généreuse, plutôt marrante, le monde tel qu'il est me
désole, alors dans ma bulle je m'isole et j'écris tout ce qui me
passe par l'esprit depuis un an maintenant date de mon achat
d'ordinateur, voilà comment en postant sur le net je vous ai
rencontré gens du Canada par l'entremise d'une de mes poésies....
Une vie ordinaire, heureuse, couleur rosé d'Anjou dans un décor
sympa aménagé dans un mobilier classique... Tout baigne comme on
dit chez moi, j'ai de la chance d'avoir épousé le prince charmant
ça aide !!! Merci beaucoup de m'avoir choisit parmi tout ses auteurs
qui habite votre petit paradis virtuel...

Livre d'or
26 mars 2010
Une fleur nommée Passion

Une
fleur nommée Passion
Je flânais tête en l‘air
Les
yeux loin devant moi
Sur le chemin de pierre
Au son du bruit
des pas.
Dans l’herbe où la rosée
Des perles avait
posé
Une fleur se cachait
Du promeneur distrait.
Sur
elle par hasard
Mes yeux se sont posés
Et d’un simple
regard
Je me mis à l’aimer.
Moi qui parle aux
oiseaux
Dans toute ma candeur
Je tente quelques mots
En
langage des fleurs.
Comment t’appelles-tu ?
Je me
nomme « Passion »
Mais je suis inconnue
Je ne suis
qu’illusion.
Je suis une fleur rare
Je suis née dans tes
yeux
Tu ne sais pas encore
Mais tu es amoureux.
C’est
cette force-ci
Qui fait battre ton cœur
Ici elle t’a
conduit
Me découvrir en fleur.
la "Graine" fut
semée
Et l’amour va fleurir
en toi il va germer
Et
naîtra le désir.
Je suis l’âme de celle
Que tes yeux
ont croisée
Moi l’amour éternel
Sur toi me suis posée.
Je
circule en tes veines
Ne sois pas effrayé
Ta résistance est
vaine
Nos deux sorts sont liés.
Avec délicatesse
Viens
ici me cueillir
et toute ma tendresse
alors tu vas
sentir.
Écoutant cette fleur
D’un geste délicat
Je
l’ai prise. Ô bonheur
Serrée tout contre moi.
Au fond
de ma poitrine
Soudain mon cœur bondit
Car cette fleur
divine
En femme se fondit,
Et depuis nous vivons
Un
merveilleux roman
Dont notre amour passion
Est le seul artisan.
Auteur : Kajak (amer)
Souvent je cherchais l'évasion

Souvent je cherchais l'évasion
Ma
mère parlait peu
Mon père ne parlait pas
Entre eux
Les
insultes volaient bas
Elle cousait par économie
Sa tambouille
était misérable ma foi
Le nécessaire vital suffit
Le
superflu est affaire de bourgeois,
Il bêchait et semait la
graine
Tuait poule et lapin, cueillait fraise et cerise
Roulait
son mégot la semaine
Le dimanche était denier pour
l'église,
Entre chaumière et lieu saint
L'école ennuyeuse et
mes camarades sans lucre
Allaient mes jours d'étain
Comme on
mange une crêpe froide sans sucre,
Je n'ai connu que de modestes
Noël
Par souci toujours d'économie
Mais je savais me
fabriquer un autre ciel
Au lit de mes rêves inouïs...
Ma
mère parlait peu
Mon père ne parlait pas !
Auteur Jill Bill
25 mars 2010
Ma toile vierge

MA TOILE VIERGE
Lorsque
je regarde ma toile pure et vierge
J'ai tellement envie de
tout lui donner !
Tout ce que j'enferme dans mon désir piège
Je me perds dans la blancheur de sa netteté.
Je
m'envole dans un horizon lointain
Je voudrais être ciel ! Je
voudrais être mer !
Je voudrais être oiseau ! Sur elle me
poser
Comme sur une fleur, de tout cœur la frôler.
Je
me sens vagabond, errant sur un autre monde
Où les couleurs
se confondent la nuit serait blonde
Je frémis de plaisir,
mon grand bonheur est inouï
Et ma toile blanche et vierge
devient féconde.
Mes
pinceaux se réveillent, en quelques secondes
Je me sens si
ému, le plus heureux du monde.
Claudie
24 mars 2010

Etre
soi-même
c'est accepté
d'être différent
Ne pas avoir
peur
D'être rejeté
Pour ce que l'on est
Etre
soi-même
C'est osé
se retrouver seul,
trouver cette
confiance
en soi et non de la chercher
dans le regard des
autres
Etre soi-même
c'est écouté
ses envies
croire en ses rêves
pour aller plus loin
toujours plus
loin
Etre soi même
c'est pensé
que nul ne connaît
les réponses de la vie
nul ne peut juger
surtout pas
l'être humain.
Auteur : Aude
23 mars 2010
Innocence

Innocence
Quand le marchand de sable dépose son baiser
Sur le front innocent des enfants de la terre
Que d’un geste très doux il ferme leurs paupières
À quoi rêvent ces êtres au sommeil si léger
S’en vont-ils visiter des endroits merveilleux
Où le vent souffle et joue avec les cerfs-volants
Où des fées, des lutins partagent tous leurs jeux
Et les font chevaucher de gentils poneys blancs
Dans leurs rêves, ils se battent comme de preux chevaliers
L’épée fluorescente contre de vrais dragons,
Ils sont rois ou princesses, et règnent avec bonté
Dans un monde magique aux parfums de bonbons
Leur souffle est long et chaud, ils se sentent protégés
Contre les grands éclairs, lovés dans leurs berceaux,
Ils rêvent de leur maman et de leurs doux baisers
Collectionneurs d’agates, trophées des grands préaux
Parfois une grimace traverse leur visage,
Refoulant une larme ou quelque souvenir
Le rêve se dissout parmi d’autres images
Qu’ils rejettent doucement dans de très longs soupirs
Quand le marchand de sable dépose son baiser
Sur le front innocent de ces beaux enfants sages
J’aimerais que leurs rêves soient tous réalisés
Qu’un sourire éternel illumine leurs visages
Auteur du poème : Elle


